Pendant longtemps, j’ai cru – comme beaucoup de thérapeutes, coachs ou professeurs de yoga – que lorsque je proposais un atelier avec une participation libre et en conscience, le montant que les participants donnaient était une façon de juger mon travail. S’ils donnaient peu, je pensais que cela signifiait que mon travail n’avait pas de valeur.
Puis, au fil d’une conversation avec une relation professeure de yoga, une prise de conscience s’est imposée : ce n’est pas mon travail qui est jugé. La personne donne en fonction de ce qu’elle est prête à investir, non pas pour moi, mais pour elle-même, pour son propre bien-être et sa transformation.
Dans « participation libre et en conscience », le mot conscience est aussi essentiel que le mot libre. Chacun agit selon son niveau de conscience et l’autorisation qu’il se donne à changer. En résumé : on donne à hauteur de ce qu’on est prêt à investir sur soi.
Je suis persuadée que beaucoup de personnes ont véritablement envie de se transformer, de vivre mieux et non de simplement survivre. Mais cela ne signifie pas qu’elles soient prêtes à investir pour cette transformation. Elles choisissent parfois de mettre leur argent ailleurs, en croyant que c’est plus prioritaire. Et je ne juge pas cela : c’est ok.
Souvent, inconsciemment, elles ne se mettent pas en priorité. Parce qu’elles croient que c’est égoïste, parce qu’elles pensent ne pas avoir assez d’argent, ou même, au fond, qu’elles ne le méritent pas.
De mon côté, j’ai investi sur moi depuis des années. J’ai parcouru des kilomètres, je suis allée jusqu’au Québec pour suivre des formations. J’en ai suivi beaucoup, dans des domaines variés, parce que je croyais toujours qu’il me manquait quelque chose. Que la prochaine formation serait le fameux « sésame » qui allait tout changer.
Mais j’ai fini par comprendre que ce n’est pas l’accumulation de connaissances qui transforme. Ce qui compte, c’est la répétition, l’expérience directe, la mise en pratique. C’est pour cela que j’ai choisi de concentrer mon attention sur la pleine conscience et ce qui l’entoure. J’investis toujours sur moi, mais différemment. Et cette fois, je sens que je suis vraiment en train de me transformer.
Un point essentiel : accepter de consacrer de l’argent à ce processus et se mettre en priorité. Et, paradoxalement, depuis que j’ai cessé de focaliser sur ce qui me manquait pour me concentrer sur ce que je pouvais investir dans ma transformation, l’argent nécessaire est arrivé. Comme si l’énergie circulait plus librement. C’est d’ailleurs une loi de la vie : ce sur quoi je mets mon attention prend de l’expansion.
Bien sûr, ce n’est pas toujours facile. Je retombe encore parfois dans mes vieux schémas, dans mes peurs de manquer. Mais aujourd’hui, je les vois venir et je parviens à changer de posture beaucoup plus rapidement.
Je vous invite à faire des ponts avec votre propre vie. Sans jugement, observez :
- Quelle est votre posture face à l’argent que vous pourriez consacrer à votre transformation ?
- Êtes-vous prêt(e) à vous choisir, à vous mettre en priorité ?
Ces simples questions peuvent être des clés pour éclairer les croyances ou les blocages qui, peut-être, vous empêchent encore de changer votre vie.
Avec amour et gratitude
Claire

